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  • : C'est l'histoire de vanessa et benoît qui décident de partir au Japon. Pour lui, un rêve adolescent et l'expérience d'un décentrage. Pour elle, le goût du voyage et pas forcément celui du saké.
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kaniga

Lundi 31 décembre 2007
    Celà fait maintenant deux mois que nous sommes revenus en France, et ce blog n'avait toujours pas son mot de la fin. C'est, peut-être, que la page est difficile à tourner! On était restés sur des images de paradis tropicaux, donnant définitivement une note postive à cette belle année à l'étranger.
    Il n'y a rien à regretter. Nous sommes vraiment heureux d'avoir vécu cette expérience; nous remercions vivement :
   - tout d'abord Koichi, sa famille, le professeur Kato, Mr Ikeda, sans lesquels nos premiers jours et l'organnisation du séjour auraient rencontré de sérieuses difficultés, et bien sûr, pour ce qui est de la psychiatrie, pour l'accueil chalereux et le vif intérêt qu'on nous a porté;
    - les médecins qui ont tout fait pour nous faire découvrir leur région, qui nous ont invité chez eux, qui nous ont fait participer à tant de bon moments, Mr Takase, Mr Nakamura
    - Romain jourdan, vieux roublard utsunomiyen, qui a pris un peu de son temps précieux pour nous faire partager ses amis et son amitié
    - Toute la bande d'utsunomiya, shinobu/toru, yuuka, joni, et j'en oublie, "good memories" !! qui nous ont fait découvrir le vrai karaoké, le sumo, et les turpitudes des japonaises de trente ans...
    - Les étudiants de Jichi, mention spéciale pour yuki et yuka, enchan, kei, qui nous ont ouvert leurs coeurs et qui ont aussi tant fait pour nous..
Et bien sûr, il y en a tant d'autres; j'espère que ceux-là ne nous en voudront pas de ne pas les avoir cités ici, mais nous ne les oublions pas.
Parce que nous avons été enchanté de faire une vraie rencontre avec le Japon, nous aimerions continuer cette relation. Et si ce séjour se termine, ce n'est certainement pas la fin de l'histoire.
A bientôt !

En guise de dernières photos, on vous met pêle-mêle, comme ça, les derniers instants vécus à Tochigi. C'est-à-dire : soirées d'adieu, pot de départ à Jichi medical school, gala de fin d'année des étudiants.
Puisque ce blog avait au départ un côté "psy" qui n'a pas vraiment été développé - j'en profite pour dire que mes "reflexions pseudo-spy non contrôlées par l'auteur" qui décrivent mon blog sur un site de très grands spécialistes de la question me vont très bien - un seul mot décrit l'angle sous lequel tout doit être considéré : le groupe. ça aide pour la vie quotidienne, aussi.


You can see many other pictures in the picture file "fin de séjour"
soon we'll edit some videos!!

JA, MATA NE !!!!




Par benoit
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Mercredi 17 octobre 2007
    Dernière semaine à okinawa : après avoir admiré les palmiers géants d'ishigaki et une dernière trempette, retour à okinawa honto en avion cette fois-ci ( pas de bateau en deux semaines tout simplement ). Nous retrouvons l'ami japonais Ko, psychiatre de son état dans un établissement pilote de l'île façon UMD, tout frais, tout beaux tous les deux.
    Sur ces conseils nous passerons une journée à l'ocean Park, au nord de l'île ( location de voiture la prochaine fois ), qui abrite comme star un des plus grands aquariums que l'on puisse connaître. Aussi, une reconstitution d'un village traditionnel des ryuukyuu...dont les maisons ont une architecture inspirée par un style japonais !! l'histoire réécrite au profit d'une des deux cultures, mais laquelle? fallait le faire quand même...Avant celà, ko nous iniiera à la plongée sous-marine, émotion guarantie ! on y retournera, n'est-ce pas?
    Une visite d'okinawa serait incomplète sans celle nocturne d'okinawa city, enclave américaine façon ville champignon qui a poussé à côté de la base. On se croirait dans une bourgade du midwest, tout est écrit en anglais bien sûr...ça s'est concrétiser par un billard dans un bar à adeptes des harley davidson.
    Il ne faut pas oublier qu'il y a encore tant d'îles aux paysages de carte postale...juste avant de repartir, nous jetterons notre dévolu sur zamami, aux eaux vraiment claires. Histoire de nager en silence à côté des coraux, parmi les poissons pas farouches, ce qui est vraiment mieux que l'aquarium.
    Trois semaines de repos bien méritées.


Par benoit
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Mercredi 17 octobre 2007
    Suite et fin des photos prises lors de la semaine dans les îles yamato : jungle d'iriomote, hatoma, re-taketomi. On voit un shisa, le lion qui brave les démons installé sur les toits  des maisons d'okinawa.
   

   
Par benoit
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Mardi 16 octobre 2007
    La seconde semaine de notre voyage à Okinawa a été consacrée à la découverte des îles Yamato, groupuscule situé tout au sud de l'archipel, plus près de taïwan que de tokyo. Loin, très loin des jungles urbaines, en voici d'autres naturelles, surtout sur l'île d'iriomote, qui en est couverte, où l'homme n'a laissé sa trace que sur ses rivages.
    Après une bonne traversée de nuit en ferry, en petit comité ( quelques dizaines de personnes au plus ) nous avons débarqué sur ishigaki, île la plus urbanisée et la mieux desservie du lot. Inutile de dire que là plus qu'ailleurs on se sent loin des villes et leur tumulte, presque une ambiance de paradis tropical; je ne parle pas de la ville d'ishigaki mais de l'île en général, bien sûr. Nous y fîmes nos premiers pas, une bonne virée en vélo jusqu'à kabira, baie où l'on cultive des perles noires, et de belles plages...d'ishigaki, il est aussi très facile de faire l'aller-retour avec taketomi, minuscule île dont la particularité est de rigoureusement règlementer la construction de ses habitations pour qu'elles reproduisent fidèlement le style ryuukyuu. On a été complètement sous le charme, se promenant en vélo sur des chemins de terre serpentant entre les murets du village traditionel. Ici, le bateau remplace le bus, quasiment inexistant.
    Un peu plus tard, nous étions sur iriomote, notre hôtel donnait sur l'océan et sa plage privée couverte de niches à coraux ( et donc pleines de poissons multicolores )...mais il n'y a pas que les plages; un bateau vous emmène le long de la rivière qui traverse la jungle, tel l'"african queen" à un ponton à partir duquel il est possible de faire une longue ballade dans la jungle, jusqu'à de belles chutes. Un régal pour les nostalgiques des aventures d'indiana jones e d'allan quaterman ( inoubliable ). Le serpent habu, fortement vénimeux et qui était sensé sévir dans le coin, lui, était en vacances.
    Enfin, pour terminer en beauté, encore plus lointaine et plus isolée, l'île de hatoma. 70 habitants. 2 pensions en tout. minuscule mais offrant les plages, un sanctuaire parfaitement " dans son jus " selon la mode aveyronaise, une végétation dense et des habitants d'autant plus chaleureux qu'ils en sont à leur troisième verre d'awamori, tords-boyaux local à base de riz. Tels des bons sauvages, nous dansâmes pour la pleine lune lors du festival du même nom, accompagnés par la musique d'un autre monde du vieil organiste du village...une atmosphère onirique.
    Au bout du japon, on continue à voir le Japon. Mais autrement.
Par benoit
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Lundi 15 octobre 2007
    C'est bien comme ça que celà s'écrit ? cette expression que les japonais reprennent joyeusement signifie " youpi" " ah ça ira " et autres choses du genre en langue des ryuukyuu.
    Mais que viennent faire ici ces ryuukyuu-là ? il s'agit du peuple des îles du sud du Japon qui, parce qu'ils avaient eu la très mauvaise idée d'être pacifistes, ont eu à subir le joug du shogunat de kagoshima cent ans durant, puis une réunification un peu forcée avec interdiction d'usage de la langue et adoption des us nippons comme il se doit, et enfin ont eu le privilège d'abriter depuis plus de 50 ans maintenant les trois quarts de la présence militaire américaine peut-être pour ne pas déranger ceux qui habitent plus au nord; j'ai nommé : Okinawa !
    Cette présentation un peu noire a sa place ici car, à partir de maintenant, le reste n'est qu'enchantement ou presque. C'était histoire de planter le décor et pour mémoire.
    Les îles d'okinawa sont si nombreuses qu'en trois semaines on ne peut en faire le tour. Nous nous sommes rendus sur la principale, okinawa honto, puisque notre ami ko y élit domicile et nous y hébergait.Après avoir admiré un mont fuji bien dégagé, l'arrivée en avion a été un peu secouée, puisque c'était septembre, la saison des cyclones, et que, justement, il y en avait un. Certes c'était la queue du cyclone uniquement, mais quand même...on ne va pas s'en plaindre; pour faire court, en trois semaines, presque pas de mauvais temps. Un miracle.
    C'est la destination touristique qui a le vent en poupe. Des japonais qui redécouvrent innocemment cet archipel des ryûkyû s'y rendent par milliers. Ca se sent à Naha surtout, capitale de l'île principale, et dont l'avenue principale dispose du nombre record de magasins à touristes au mètre carré. Qu'est celà, encore un détail ! parlons de la mer aux eaux transparentes ou émeraude, de ces plages de sable blanc, ces gens heureux et bons vivants ( centenaires qui plus est ), de leur musique entraînée au rythme des frappes sur les cordes du sanshin ( équivalent okinawien du shamisen, repris et développé dans la musique moderne japonaise )...
    Revenons à notre récit. Nous passons la première semaine sur naha et ses environs, les boutiques pas mal, les plages aussi. Une première virée en bateau vers tokamatsu, ou tokashiki ( je confonds tous ces noms maintenant ), belle excursion à la journée. Toutes les îles ou presque se ressemblent dans le sens qu'elles sont montagnes émergées avec des plages plutôt petites mais magnifiques, une nature plutôt sauvage, l'homme se développant où il peut, c'est-à-dire les rivages. l'impression après cette première semaine est celle d'être invités à en voir plus. Dans le monorail qui nous fait traverser naha à vingt mètres de haut, des airs de sanshin qu'on immagine très bien joués par un bedonnant hawaïen vous annoncent la prochaine station.

   
Par benoit
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Vendredi 12 octobre 2007
    Nous quittons l'île de shikoku pour revenir sur la principale, via la mer intérieure du Japon. Prochaine escale : hiroshima, qu'on ne présente plus.
    La ville est assez grande, semble beaucoup s'étendre. Nous avons peu de temps pour la visiter, deux jours seulement. De sa vie nocturne, on ne verra rien, faute d'écart géographique par rapport aux quartiers qui bougent, mais de toutes façons, l'ambiance n'était pas à la fête ce premier jour, juste après la visite du parc abritant le mémorial de la paix et du musée dédié à l'histoire du drame...
    Le musée, à éviter pour les âmes trop sensibles, est fort appréciable parce qu'il va droit au but. Les vêtements en charpie et les clefs fondues sont là pour illustrer les multiples histoires qu'on vous y conte, souvent celles d'enfants en lambeaux de chair qui finissent par mourir dans les bras de leurs parents. Il y a aussi en fond un réel message politique, très frappant; est-ce à cause de l'émoi suscité chez tout visiteur que des sectes par dizaines aiment à recruter leurs fidèles dans les environs? heureusement, celà est discret, et l'on ne trouve pas encore de shop pour touristes sous le dôme symbolique, point zero de l'explosion. Les milliers de petites grues en papier pour la mémoire de la petite japonaise leucémique qui subit son destin malgré ses efforts pour le changer achèvent les plus stoïques.
    Une toute autre ambiance que dans le celebrissime sanctuaire de miyajima, petite île au large, et qui abrite le " torii flottant ", un des trois endroits les plus connus du Japon ( notre deuxième après matsushima...non, matsushima n'est pas la ville de botchan ! ). La foule se précipite et clique tout ce qui bouge, et surtout ce qui ne bouge pas. On n'y mange des huitres passées. On y rencontre des moines qui baclent leur caligraphie et ne vous regardent même pas, ni même vous sourient...c'est un endroit touristique, c'est certain. Dommage car le tori dégage son charme mystérieux comme on le lui demandait, et le paysage était sûrement magnifique. Ou alors, c'est bien le trouble du premier jour qui nous obscurcissait la vision.
    La suite, c'est la fin d'un beau voyage autour de la mer intérieure, le japon rural en été, un trajet en bus sans fin jusqu'à yokohama...et le plaisir d'un bon moment partagé!
Par benoit
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Vendredi 12 octobre 2007
    Je tiens à préciser : compte-tenu de notre retour très proche, nous mettons un peu rapidement les derniers articles de nos derniers voyages au Japon, et la liste est longue...ce qui explique la petite taille et le ton plus léger.
    Revenons à Shikoku et notre dernière étape avant de rejoindre l'île de Honshu : matsuyama. "Mais ils l'ont déja fait ça non ?" A ne pas confondre avec matsushima, j'en entend un qui s'est trompé...matsuyama est la plus grande ville de l'île, à peu près comme utsunomiya, c'est dire...mais elle nous a paru tout de suite très agréable à vivre, pratiquement dès qu'on avait franchi le pallier de la gare. C'est une ville portuaire, mais un relief très valloné et la proximité des montagnes enrichissent son paysage. Son château, accessible par un drôle de télésiège, mérite la visite, comme on dit en lonelyplanetien. On s'y ballade en tram. Il s'y trouve le plus vieux établissement de onsen, le dôgô onsen, qui a inspiré celui du " voyage de chihiro "...c'est une ville d'art, puisque le fameux Natsume Sôseki y élit domicile et donna même à la ville le cadre de son célèbre roman, "botchan". Seul point noir : elle abrite une dangereuse conspiration de ramen shops dont le diabloique projet est d'anéantir les estomacs des badeauds qui tombent dans leurs filets à coup de ramen saturés en graisses encore plus saturées.
    Si on fait abstraction du dernier point, matsuyama est une de ces villes qui vous donnent envie de vous y arrêter quelques temps, c'est assez rare pour le dire. De surcroît, du port vous pouvez, comme nous le fîmes, accéder à de nombreuses îles qui donnent un avant-goût de vacances de rêve. Que demander de plus? un dernier bain dans ce beau dogo onsen que je fusse le seul à aimer, parce qu'il rappelle ses cousins de budapest, tant dans l'ambiance que la déco de ses fontaines à visage de démon fortement pourvu d'attributs mâles. Il faut bien ça quand on voyage avec de féroces représentantes du sexe opposé!
Par benoit
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Vendredi 12 octobre 2007
    Shikoku, la quatrième en taille des quatre îles principales de l'archipel, et aussi la plus rurale, abrite quelques 88 temples qui sont sujets d'un pèlerinage, en particulier chez les personnes âgées. Si pour nous il était hors de question de mourir complètements déssechés sur les petites routes qui mènent à ces lieux saints, on s'était fixé comme plan de parcourir la côte nord de tokushima à matsuyama, à l'ouest. Le seul arrêt en chemin : takamatsu, ville côtière célèbre pour ses udons ( nouilles ) et son jardin botanique, un des plus beaux du Japon, comme souvent.
    Pourtant, à cause d'un soleil de plomb et d'une fièvre carabinée, la joyeuse troupe trouve en une excursion à shodo-shima, île accessible à une heure en bateau, une idée potentiellement riche en farniente à l'ombre...tout en alliant le plaisir de la découverte, de la traversée et d'une ballade sous les oliviers. Oui oui, les oliviers...car shodo-shima s'enorgueillit de cultiver l'olive, et de par sa position centrale dans la mer intérieure du Japon, joue la ressemblance avec ses célèbres cousines grecques en méditérranée. Jusqu'à pousser un peu en construisant des vraies fausses ruines grecques du plus mauvais goût, à côté d'un onsen.
    La visite aura hélàs été brève, parce que pour certains, comme les lézards, il faisait autant 40° dehors que dans la tête, et que la chaleur écrasante rendait tous nos déplacements pénibles. Un agréable onsen aura permis de recharger les batteries, un temps.
    Plus tard, les deux filles qui n'étaient pas vidées de leur jus se rendirent au fameux jardin, très beau et relaxant il paraît. Takamatsu nous avait à peu près déja montré tous ses charmes, et il nous faudra bon gré mal gré reprendre la route.
Par benoit
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Jeudi 13 septembre 2007
    Après Nara et sa plongée dans le passé "carte-postale" du Japon féodal, nous nous dirigâmes le plus prestement possible vers l'île de Shikoku, plus petite et plus rurale des 4 principales qui forment l'archipel nippon. Je dis le plus prestement possible, en plein mois d'août dans le kansai ça se traduit en 6 ou 7 heures pour faire bordeaux-montepellier. Des embouteillages de dizaines de kilomètres....qui a dit que les japonais ne prennaient pas de vacances ? sortez !
    Premier arrêt, si tôt après avoir entrapperçu les flots bleus de la mer du Japon et les rivages côtiers de cette île plus sauvage, la ville portuaire de Tokushima, connue pour...son festival, principalement. Appelé "awa-odori" ou "danse awa", il s'agit du festival ayant lieu pendant la période o-bon, fête des morts au Japon, peut-être le plus populaire du pays, rassemblant des milliers de personnes pour assister à des défilés de danseurs "awa" et accompagner ces derniers dans la transe générale passé l'heure de coucher les petits. La particularité de cette danse, assez unique, est qu'elle est soi-disant facile à faire ( ce que je ne me risquerais pas à confirmer ) et s'inspire de la démarche d'un fou, d'un idiot ou d'un homme passablement saoul. Ne dit-on pas en y dansant, d'ailleurs " un idiot qui danse et un autre qui regarde l'idiot danser, quitte à être idiot, pourquoi ne pas danser ? " vu comme ça...il semble y avoir aussi toute une série de codes vestimentaires, exemple de ces bizarres chapeaux en forme de croissant de lune que portent les femmes, peut-être quand elles sont mariées ou en âge de l'être. Mais on reste bien sortis des carcans de l'ordre; parmi les groupes de danseurs, on aura la surprise de voir toute une bande de karatekas en tenue de combat mêler katas et danse du pays...bref il y a place à l'improvisation.
    Nous sommes restés deux nuits pour apprécier les préparatifs puis le premier des trois jours où toute une ville prend vie, chaque maisonnée de quartier participe, la foule est immense et surtout le comportement des protagonistes est ra-di-ca-le-ment différent. Les regards sont fixés sur les votres et le reste de votre anatomie. La timidité est entérrée avec la mauvaise humeur. Il y a très probablement un afflux massif de cigones neuf mois après l'awa-odori. C'est pour celà que ça ressemblait un peu à une trance, avec ces mouvements désarticulés, un rythme particulier de tambour ressemblant aux battements cardiaques et une flûte en fond, lente mélopée hypnotisante...le joueur de flûte de tokushima passe par là. Il nous a aussi entraînés, malgré mon 39°C, jusqu'à minuit seulement; alors, l'autorité reprend ses droits et la maréchausée clôt le spectacle jusqu'à demain. On aura quand même partagé le plaisir d'une ronde surchauffée et celui de défiler avec les autres sur les boulevards de la ville, plus celui de voir tous ces gens manifester enfin clairement et sans retenue leur plaisir d'être ensemble, à cet endroit.
    A coup sûr un de mes meilleurs moments au Japon.


Par benoit
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Lundi 3 septembre 2007
    Comme tous les japonais, il sera décidé de partir en vacances en plein mois d'aout. Première canicule que le Japon a connu, la chaleur de cet été nous poussera à nous diriger...vers le sud. Ca paraît contradictoire, mais en fin de compte, il aura fait une chaleur sèche contrairement à Tokyo, donc plus supportable.
    Le voyage commençait pour vanessa et son amie sandrine, venue nous rendre visite, à Kyoto, on ne s'en lasse pas. L'auteur les a retrouvées plus tard, pour visiter ensemble nara, ancienne capitale directement au sud de sa grande soeur sus-citée.
    Nara se visite, pour le coin touristique, facilement à pied quand il ne fait pas 38°C. Elle est particulièrement connue pour le todai-ji, enorme temple en bois abritant une statue du bouddha qui ne l'est pas moins, et un grand parc peuplé de daims en liberté.
    Pourquoi tous ces daims ? une première explication de guide touristique est que ce brave cervidé avait/a un caractère sacré, un peu comme la vache en inde. En voici une autre tenue de bouche de japonais : dans les temps anciens, quand on retrouvait un daim mort devant votre porte, ça se passait très mal socialement parlant. Caractère sacré ? possible. Caractère hygiénique ? possible aussi. L'adaptation de l'homme n'ayant pas de limites, les maisons à nara se serrèrent beaucoup les unes près des autres, histoire de baisser la probabilité que bambi-chan se retrouve sur votre seuil passé de vis à trépas. Sa fourberie n'ayant pas moins de créativité, tuer un daim et le mettre devant la maison d'une personne envers qui on nourrit de sombres pensées pouvait être un agréable passe-temps.
    Au total, pour tout le monde, mieux vaut ficher la paix aux daims, voire les protéger...et les nourrir abondamment. Banco pour l'animal qui affiche une bonne panse bien remplie et un appétit prononcé devant les visiteurs.
    Nara est une chouette ville, on aura aimé la sieste sous les parasols dans un pavillon de thé, les daims bien sûr, le nombre de temples et de témoins d'un passé prestigieux n'est-ce pas, les bouteilles d'eau, la beauté du parc, les bouteilles d'eau, les unagi-don ( anguille sur riz ).
Par benoit
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