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  • : C'est l'histoire de vanessa et benoît qui décident de partir au Japon. Pour lui, un rêve adolescent et l'expérience d'un décentrage. Pour elle, le goût du voyage et pas forcément celui du saké.
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Lundi 19 février 2007
...alors dites-le avec des chocolats ! depuis que la saint valentin, fête douteuse des amoureux, a fait son apparition au Japon, la coutume veut que la personne du sexe feminin offre à l'élu de son coeur des chocolats. Ce ne sont pas des "mon chéri". Les entreprises ont lancé l'idée et font chaque année de confortables bénéfices au nom d'une coutume bien jeune encore pour en porter le nom. En attendant il ne vaut mieux pas être allergique au cacao les jours durant. Ce qu'on sait moins, c'est que les hommes doivent renvoyer l'ascenseur sous forme non comestible un mois plus tard ! Ici, l'amour se codifie-t-il comme le giri et tous ces autres principes de maintien de bonne cohésion sociale? et bien non, c'est encore une reduction tentante des nuances à peine apparentes qu'il y a derrière cette notion de code de conduite. Chose curieuse, à part à dysney land, je n'ai rein vu d'autre de battage commercial utilisant les vieilles images d'épinal de l'amour romantique. On mange du chocolat . Ah si, j'ai vu une croquette de poisson en forme de coeur dans le bento d'un collègue. On ne dira jamais assez que la gastronomie a une importance cruciale au Japon !
    Après ça, rien ne vaut un peu d'activité pour se débarasser du surplus laissé par ces friandises. Avec vanessa, on s'était laissé embobiner par des amis pour participer au marathon d'utsunomiya, il y a un mois. Comme des sac-à-vin à la sortie des bars par des officiers entraînés. Un marathon? mais pourquoi courrir au risque de sa santé, bêtement? le sacrifice d'un grec ne suffisait-il pas? Toujours est-il que, courageusement, et malgré le fait que ma compagne m'ait laché le matin même, cours toujours pour le cadeau dans un mois, j'ai rejoint l'équipe française concourrante, composée de deux éléments virils pour les deux épreuves du jour, j'annonce romain pour la course de 10km et Mr B.P à celle de 5km, pas la plus longue bien sûr mais les meilleurs septagennaires étaient là...il y avait donc une sacrée concurrence.
    J'ai couru avec deux amies de notre groupe d'amis qui savent à l'occasion se prêter à la chorégraphie de supportrices avec talent, voir plus bas. j'ai couru, sans m'arrêter pour embrasser l'esprit japonais sportif.127ème. 27minutes. 3 jours d'incapacité totale de travail. une performance. au moins, nous avons récupéré de magnifiques t-shirts commémoratifs !
    Le soir même, nous avons eu l'occasion de déguster quelques bonnes crêpes chez un couple franco-anglais, et de fait rencontrer un petite communauté étrangère en place, que des braves gens. Assez curieux de retrouver l'ambiance festive occidentale après quelques mois de retrait. Je vous laisse quelques photos de ce week-end.



  

























Par benoit - Publié dans : kaniga
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Lundi 5 février 2007
    Puisque un très gentil collègue nous envoie les photos du dernier week end je profite pour en faire un petit post.
    Il s'agissait d'une virée dans la campgne profonde tochigienne, près de nasu, pays des onsen en tous genres et terre d'hommes. Ici on cultive l'amour de la pierre et le pneumocoque; l'hiver est un défi pour l'homme. Samui ! ce qui veut dire " fait froid " et se prononce " samoui " s'entend dès les seuils des maisons franchis. Le plus aura sans conteste été le bain dans un onsen millénaire entièrement en bois, bains de souffre pleins de monde, vapeur masquant à peine le tatouage de dragon du yakuza qui, comme tout le monde, a le droit de soigner sa pneumonie en public. Super ambiance comme dans les films, même mieux. On étouffe de chaleur dans ces bains à 45 degrés, c'est l'hypotension à coup sûr. Malheureusement vous n'aurez que des images extérieures, nos rictus figés trahissent une nature hostile ce jour là.
    Bon puisque elles sont lourdes je les mets au dossier renommé pour l'occasion " tochigi ken"
Par benoit - Publié dans : kaniga
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Dimanche 4 février 2007
    Vanessa et les amis que nous avons sur utsunomiya m'avaient préparé une soirée surprise pour mon anniversaire ce week-end. A l'abri d'un froid de plus en plus glacial on s'est retrouvés dans un restaurant coréen familial en périphérie du centre, seule table à part un groupe de quinquagénnaires supérieur en nombre. La formule est simple : prix fixe pour nourriture typique et boissons idem, avec possibilité de karaoké. Je dis possibilité mais c'est mieux que ça, on pourrait dire que c'est au menu. En dessert, nombreux cadeaux et bien sûr gâteau pour l'occasion.
    Assez rapidement romain, notre hôte français sur utsunomiya, donne le ton avec un bon vieux stand by me, puis on se laisse prendre au jeu...les deux filles japonaises qu'on voie régulièrement sont là, complètement hysteriques, enchaînant avec souffle des tubes du grenier nationaux et internationaux. Quand à nos voisins, d'abord sceptiques, je constate une métamorphose à mesure que le saké se consomme, jusqu'à...enfin, bon...plus tôt qu'on ne le croirait, on se retrouve dansant dans le restaurant, en proie parfois à des japonais déchainés, tous s'écriant dans les micros, sur l'air des macarénas ou chants traditionnels paysans du kansai, que sais-je...même la patronne s'y met, avec brio, évoquant avec nostalgie un retour au pays natal.
    La suite prend un air hip hop au " birdland " plus conventionnel, rappelant que même à utsunomiya on peut trouver des bars dansants comme partout ailleurs. Shinobu nous hébergera pour le reste de la nuit chez elle, dans une belle pièce traditionnelle de tatamis; comme on dort bien sur ces futons...
    Le lendemain, nous partons avec shinobu pour un village de potiers et antiquaires dans la préfecture voisinne. Il me semble que les principes posés par Rikyu se perdent un peu dans les productions locales, mais ce n'est peut-être plus le standard. Pour terminer en beauté, nous sommes allés voir une série de concerts dans une petite salle du centre d'utsunomiya .Elle accueillait ce soir-là plusieurs jeunes artistes indépendants locaux et de régions voisinnes, pour se terminer par la star montante du cru, qui a réussi, enregistre des génériques d'animés ou autres; elle avait effectivement une très belle voix. Ca refait penser qu'on trouve au Japon une production musicale vraiment supérieure à celle d'en France, pas toujours originale mais qui compense par l'effort quasi physique parfois que mettent ces artistes japonais dans leurs créations. Ca paraît plus sincère, moins business, en tous cas dans ces petites salles, ailleurs je ne sais pas.
    Aujourd'hui, un collègue travaillant dans un autre hopital nous invite à nasu avec sa famille, j'ai hâte de me plonger dans l'eau chaude et revigoratrice d'un onsen pour me reposer de tout ça...
Par benoit - Publié dans : kaniga
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Mercredi 31 janvier 2007
    Le mois de janvier vient de se passer et pour nous le train japonais est en marche. L'immersion dans la vie quotidienne est là; peut-être au détriment d'un parcours touristique éffréné plus "carte postale ". De mon côté , j'en profite si on peut dire pour essayer d'avancer dans une thèse un peu à l'aveugle, car non seulement sa faisabilité est toujours bancale, mais de plus il faut compter avec la barrière de la langue, toujours là et ce d'autant plus que c'est aussi un travail en équipe, et les modifications du sujet toujours possibles au gré de l'humeur de ses participants, c'est le cas de le dire. Ou peut-être que c'est comme ça pour toutes les thèses. Bref, l'agenda de l'année est bien rempli. quand à vanessa, le tournant est là et elle est impliquée dans un réseau obscur de femmes japonaises  anglophones riant beaucoup et qui l'entraînent dans des sorties de femmes japonaises anglophones, dont je ne sais peut-être pas tout....elle s'initie à la caligraphie, l'art de mettre un kimono, des cours de français, de japonais, etc. Nous n'avons pas rencontré un occidental de tout le mois ou presque.
    Aussi, les distractions sont possibles à Jichi comme en témoigne ces concers rock qui se déroulent dans des restos-bars autour du campus, nous avons été conviés au dernier. c'était une première. j'étais tout de suite sous le charme devant le spectacle de quatre jeunes japonais jouant un bon punk nerveux, vétus de casquettes en cuir et de colliers itou pour habiller leurs torses nus. Comme partout ailleurs, le discours fait légion et ponctue chaque espace entre les morceaux. La salle applaudit à l'unisson et ne danse pratiquement pas, mais ce n'est pas ce que j'ai entendu dire ailleurs. On nous présente aux responsables du club de musique qui organnise l'évènement. c'est tout aussi gentimment que je suis invité à y participer, ce qui tombe à pic puisque ma strip-teaseuse (voir plus bas ) m'a apparemment laissé tomber; je peux bien troquer mes porte-jarretelles contre une combinaison de cuir clouté, du moment que c'est rock'n roll...ainsi, endo m'initiera au j-rock.
    On continue à être invité à droite et à gauche, après la soirée " fin de l'année " on découvre la soirée " bienvenue dans la nouvelle année " qui se situe début janvier.

On goûtera une excellente fondue japonaise avec une quantité de mets gargantuesque en compagnie de l'équipe de psy de nasu-shiobara, ville-vacances du nord de tochigi où les aubergines font du ski ( panneau en sortant de la gare ). Nous avons aussi tissé une relation amicale avec un couple de japonais, une fois encore je précise ouverts à l'étranger et ayant vécu eux-même une expérience similaire, lesques nous invitent à les suivre pour un week-end typiquement japonais ( si si ) à tokyo dysneyland. banco  !
    Pour le parc lui-même, pas besoin de faire un dessin...dysney s'exporte bien et, tout comme mac donald, propose pour le consommateur craignant la nouveauté et
l'immagination un monde tout prêt  à l'emploi. Bon, on s'y laisse tenter... surtout quand vous pénétrez dans la maison hantée du docteur machinstein, vous retrouvez dans une cage d'ascenseur délabrée en chute libre d'une hauteur certaine dans le noir, traitement de choc caricatural des phobies des ascenseurs...ou que plongé dans l'univers de jules vernes, vous vous retrouvez à faire le grand huit sur un volcan. Ce qui est nouveau, c'est bien sûr l'ambiance japonaise, courtoise malgré l'étonnante proportion de la foule, composée de sujets de tout âges, surtout des femmes, pas forcémment très jeunes. Le port de couvre-chefs est quasi obligatoire, très fashion même si on ne s'en sert qu'une fois. On retrouve les mêmes " kawaii " à la mode dysney. Il y a aussi des mains géantes. ça m'a bien plu. Nous avons dormi sur place, dans un décor qui se veut inspiré de venise, où mickey vous indique votre étage, en japonais bien sûr mais tout de suite reconnaissable !
Par benoit - Publié dans : kaniga
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Mercredi 10 janvier 2007
    Attention cet article concerne plus le domaine travail de ce blog, puisque il paraît que des gens le visitent à la recherche de propos éloquents sur la folie au Japon....pas d'anecdotes ici donc.
    Justement à ce sujet on peut déja se demander ce qu'on lui veut au Japon. "La folie au Japon", ah bon. Parfois on peut avoir le sentiment qu'on attend d'y trouver le "culture-bound syndrome", le cas exotique qui interpelle une curiosité en quête d'exotismes un peu sauvages, donc pas civilisés et bien rationnels comme nous autres occidentaux. On est pas obligés non plus de pencher du côté du relativisme culturel, on peut aussi être ethnocentré à l'extrême et nier complètement l'influence de la culture, encore faut-il être d'accord sur ce qu'on entend par là. Et dans ce cas, pourquoi aller étudier la psychiatrie ailleurs? Il y aurait beaucoup à dire sur l'expression du symptôme dépressif chez l'aveyronnais du sud, par exemple... Et si les modèles, d'origine occidentale surtout, actuels psycho-pathologiques sont si ubiquitaires, qu'apprend-on de plus dans un pays même pas clairement de modèle "oriental" comme le Japon?
    Bon. J'en vois venir, ça peut être déja pour le voyage, histoire de passer une année dépaysé. Bien sûr,  mais un peu court jeune homme.  D'abord, des différences de pratique,  c'est  évident.  Il  faudrait faire  plus d'hôpitaux pour généraliser, mais les premières impressions et discussions en rapportent. En pratique, une attitude comparative laissant de côté le jugement de valeur bien sûr est formateur, instructif; le champ pédagogique en somme. L'intérêt du Japon, c'est déja que c'est un pays parfaitement à la page des modèles occidentaux actuels, plein feux sur la recherche, l'approche catégorielle, l'idée que je me fais des américains(?). Tout ça en à peine un siècle, avec un background bien éloigné du notre, et pourtant.
    Sur le plan individuel, on peut prier dans différentes chapelles pour trouver les mots sur ce qu'on éprouve, j'avoue avoir été sensible à l'idée de décentrage que j'ai découverte pour la première fois dans un article de M.R MORO avec l'idée qu'il est bon de vivre l'expérience de partir loin de chez soi, c'est un jeu de mots, à la recontre de l'autre peut-être un peu comme dans un processus psychothérapique. Bon pour soi et aussi pour ceux qu'on suivra, peut-être, et qui ont vécu un de ces phénomènes qu'on désigne selon les cas par acculturation, migration "traumatique", deshistorification...Il y a aussi le point de vue existentiel, phénoménologique, transcendantal sur l'intersubjectivité, ce qui est quand même assez important dans la discipline. Mais toutes ces notions sont encore très floues bien que séduisantes pour moi; mon sentiment personnel me fait seulement mettre de côté l'idée de folies spécifiques au Japon. Prosaïquement, mon étude portera sur les évènements de vie en lien avec des épisodes dépréssifs dans une population japonaise, puis si Dieu le veut, une population française. Comparer. L'idée des collègues japonais et qu'on retrouvera plus l'influence d'évènements se rapportant au travail au Japon. Ca me pose souci de faire un raccourci brutal ( en psychiatrie, pas en musique ) surtout quil n'y a peut-être pas de rapport ou en tous cas pas tant que ça. En attendant, le professeur exerçant ici me fait lire Lacan ( essaie du moins ), aime m'enseigner les grands et moins grands noms de l'histoire de la psychiatrie française; que voulez-vous, ça fait...étrange.
    Une phrase bien répandue chez des français au Japon : "le japon, on y reste une semaine, on écrit un livre, un mois, un article, un an, rien". Alors qui écrit sur la "folie au Japon" ? Et tous ces otakus à vos fenêtres, pour ne pas dire à nos portes! Qu'est-ce qui fait si peur chez nous que l'on veuille se rassurer en la mettant chez les autres, ou du moins en se disant " pour ça c'est pire chez eux ", ou encore dans un esprit de contamination " mon fils devient comme un vrai petit japonais, tout le temps devant la télé et les jeux vidéos.."....en tous cas, pour toutes ces raisons, le voyage en vaut la peine.
Par benoit - Publié dans : kaniga
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Samedi 6 janvier 2007
En vous souhaitant nos meilleurs voeux...
Par benoit - Publié dans : kaniga
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Samedi 6 janvier 2007
Par benoit - Publié dans : kaniga
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Samedi 6 janvier 2007
Par benoit - Publié dans : kaniga
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Jeudi 4 janvier 2007
    Que font les japonais pour le nouvel an? après avoir fêté noël en couple, préparé le mochi-tsuki à grands coups de maillet, et absorbé pas mal de bière et de saké entre amis pour oublier l'année passée, c'est l'heure du recueillement. Des hordes nippones envahissent alors les gares pour retourner à la campagne, au giron familial, pour se retrouver en aspirant des nouilles de soba. Ce qui correspond, à quelques détails près, un peu plus à notre noël à nous autres français.
    En ce qui nous concerne, étant orphelins au Japon, nous avons profité de l'invitation de mr H, celui-là même qui nous avait montré une tokyo flambeuse. On avait d'abord décidé de passer un jour ou deux à Tokyo avant de retrouver ko pour partir pour Niigata et les stations de ski.
    On arrive à Tokyo non sans mal, après trois heures de trajet soit plus du double qu'à l'habitude, eh oui parfois les trains japonais si réputés prennent aussi du retard...mais venant d'un pays où ce genre d'évènements est un sport national, ça n'énerve pas plus que ça...l'hotel bandung nous ouvre à nouveau ses portes, c'est un bien petit hotel de voyageurs, pas franchement luxueux, mais pratique. En plus il y a des mangas un peu frippons à disposition pour l'amateur, alors on est sûr de passer une bonne soirée!
    Finallement, shinjuku, on en redemande ! et la seconde visite est encore plus agréable. Moins perdus, on se régale à repérer les petits coins sympas, moins préssés, on tente plus l'aventure à la recherche d'un cinéma des grands magasins aux rues clignotantes du quartier des plaisirs. Ce sera une petite déception, on ne trouve que des séances ayant eues lieu dans l'après-midi, trop tard pour aller voir james bond...ça n'empêche pas qu'on se plaît à déambuler parmi cette foule immense dans des rues saturées d'enseignes lumineuses, parfois de fumée de restaurants aux parfums "asiatiques". On trouvera même une petite terasse sur une place, rarissime dans le quartier, le nom de la gargote est une fois de plus en français "maison". Puis, plus tard, étant très éloignés de l'hotel, on écarte l'idée d'aller voir un concert dans un rade pour se diriger vers la gare, où pour notre bonheur un groupe de j-rock faisait un live à côté de la rue, avec de petits moyens mais un public enthousiaste ! " jack rose " se compose de cinq jeunes nippons, avec une allure, des coiffures et une gestuelle qui rappelle directement les années 80, bowie, yngwie malmsteen, kiss sans le maquillage...le ramage s'accorde tout à fait avec le plumage, sauce japonaise en plus avec de longs morceaux, de nombreux changements de mesure et d'atmosphère, des transitions brutales en fait (comprenne qui pourra ) et un chant époumonné mais pas rocailleux pour un sou. Le spectacle est aussi dans l'assistance, composée d'un échantillon du fan club et de passants, mais, surprise, tout ce monde se met à reproduire la chorégraphie...des clips?..., presque excusivement avec des mouvements des mains. On avait entendu dire que justement à shinjuku on dansait avec les mains; aucun rapport peut être. Nous aussi on essaie, mais la signification des gestes est très obscure donc pas franchement automatique, et on abandonne. Il n'y a guère que le poing levé avec saut sur place que je connaissais, le reste...
    le lendemain on se décide, pas franchement en même temps, pour aller visiter Kamakura. Cette petite bourgade est de l'autre côté de Yokohama, pas bien loin déja de Tokyo. son intérêt touristique réside dans son complexe de temples zen, la plupart édifiés quand minamoto à pris le pouvoir et a fait de cette ville la capitale, pour quelques années. Ca a coincidé avec la présence d'un maître zen très apprécié.
    On ne verra pas grand chose de Yokohama au passage, juste une impression de béton à l'infini. Arrivés à Kamakura, on découvre un paysage de campagne au relief plus montagneux ce qui fait une grosse différence avec la veille. On se ballade et on enchaîne une succession de temples surtout, d'inspiration zen qui contrastent d'évidence avec les sanctuaires de Nikko, bien plus luxuriants et clinquants. Ici c'est le bois nu, un peu de bronze et des jardins qui dessinent des kanjis spirituels. On est là  pour le recueillement et pas pour en mettre plein la vue. La preuve que ça marche, on fera une offrande à bouddah suivant un rituel du cru. Le nombre de temples est bien trop important pour une visite en une journée, bientôt on se dirige vers le centre ville en passant par le grand sanctuaire shinto si apprécié de minamoto et des canards bien nourris par les visiteurs.
    Pour des raisons diplomatiques, on se devait de retourner à shibuya dans l'après-midi...pour quelques emplettes bien sûr, et pour y passer la soirée. A ma grande surprise, c'est finallement agréable tant qu'on évite de faire trop de grands magasins; le lieu fourmille aussi de bars et restos, autres salles de concerts et cinémas qu'on ne voit pas en faisant du tourisme. En suivant des japonais on trouvera ainsi un beau bar branché, inspiré, lounge de gauche ( c'est ce qui me vient à l'esprit ). malheureusement on n'y reste pas la nuit, pas décidés à finir dans un café manga ou dans un love hotel ( mais ça va venir ).
    c'est le jour du départ. on retrouve avec un peu de mal ko à la gare de Tokyo qui nous avait réservé les billets de shinkansen. On mettra une heure et demie dans ce grand train très froid mais confortable, avec vue dégagée sur le fuji yama enneigé s'il vous plaît, pour gagner la station Yusama onsen, autour de laquelle l'on trouve plusieurs petites stations de ski et, bien sûr, des onsens ( des bains ). Il neige, il fait nuit, il fait froid. Une voiture de l'hotel vient nous trouver, bien dépêchée par notre hôte hypomane.
    Une suite nous attend dans un grand hotel qui dispose de son propre domaine skiable. Bonne nouvelle, l'hotel a son propre onsen, bains séparés, idéal au retour du ski. Tout cela est bien confortable mais un peu vide le premier jour, on découvre des couloirs vides et des salles de restaurant idem qui donne une ambiance comme dans " shining ".
    On commence notre première journée ski dans la station de l'hotel. Il neige bien, donc bonne neige mais froid et visibilté pas supers...les stations du coin sont toutes du modèle de celles des pyrénées, donc petites et pas très originales, mais on ne va pas se plaindre! D'ailleurs, on oublie un peu qu'on est au Japon sur les pistes; on reprend conscience devant le poulet curry du restaurant d'altitude. Ce soir-là, mr H accompagné de deux de ses amies que sa femme ne connaît pas invite tout le monde dans un ryokan excentré, reproduisant fidèlement et dans l'architecture, les matériaux, et dans les us un établissement traditionnel séculaire. l'endroit est magnifique, encore mieux que dans kill bill 1 pour les plus jeunes. La neige tombant sur la forêt et les petits ponts de pierre à côté des barraques en bois aux panneaux coulissants...après le repas ultra-traditionnel avec des mets bizarres que même ko ne connaissait pas, on se reposera avec vanessa dans un bain privé, en extérieur sous la neige...féérique! Plus tard encore, c'est le retour à l'hôtel, mr H nous dit bonsoir, enjoy, on ferme la porte, ko nous dit que ce dernier part demain pour Tokyo, nous ne le verrons plus  de ces cinqs jours.
    On reprend le ski le lendemain à Gala, petite station bénéficiant de beaucoup de pub auprès des tokyoïtes pour venir y passer le week end. Effectivement c'est pas mal, bonne neige et belle vue ( cf photos ). Vanessa s'initie aux skis et s'en tire plutôt bien. Pas fatigués, on décide de descendre en ville  ( si on peut dire ) pour trouver un resto. Ko nous propose un izakaya, " taverne " où les japonais aiment bien y déguster la cuisine pour accompagner le saké et la bière, c'est comme ça. On opte pour une enseigne avec un énorme tanuki ( cf l'animé pompoko ), animal sympathique et mystique. Accoudés au bar, tantôt phagocytés par le voisin qui a laissé sa famille pour vider son sac  aidé par une bonne bière, tantôt partagant de délicieuses portions de tapas japonais ( beignets de poulpe, boeuf à la bière, sashimis de thon gras (donc meilleur) )....on passe une bonne soirée. C'est un peu guillerets que l'on remonte à pied le chemin menant à l'hotel, chemin faisant voulant prendre un bain de pieds chaud assis sur un banc prévu à cet effet, mais trop tard...c'est en bas des pistes éclairées par une descente en flambeaux puis un feu d'artifice que nous passons les douze coups de minuit alors qu'en France on prend le café. Enfin, tradition oblige, on accompagne la foule qui se presse religieusement au temple du pays, éclairé par de seules lanternes à contrario de nos esprits. Prière pour l'année 2007. Coucher tardif.
    La suite du voyage développe chaque jour comme variante des jours précédents; onsen, ski, izakaya, uno...le retour à Tokyo, toujours avec cette cohue. Demain, cette foule reprendra son rythme de travail, pour beaucoup d'hommes, celui de la course aux soldes, pour nombre de femmes. Un instant, pour faire poète, il nous a semblé voir des familles.
   
   
Par benoit - Publié dans : kaniga
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Mardi 26 décembre 2006
 
   C'est noël et bientôt deux mois passés très vite au japon...juste un petit post pour vous souhaiter à tous de bonnes fêtes; nous partons pour tokyo sous une pluie battante, après le ski à niigata avec je l'espère vue sur la mer du Japon.
    Suite à des plaintes réitérées je vous ai mis quelques photos sur la vie quotidienne à jichi, notre appartement...pas grand-chose mais de quoi vous faire patienter. à bientôt !
Par benoit - Publié dans : kaniga
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